Comment je n'ai pas rencontré Britney Spears
240 pages, 18 euros TTC.
Mais qui est Britney Spears? Ultime pop star? Chair à canon des paparazzi? Punk qui s'ignore? Pourquoi fascine-t-elle toujours les foules?
Cela fait dix ans qu'Elise Costa se pose ces questions, entre les clips de MTV et les pages des tabloïds. De New York à Los Angeles en passant par la Floride, elle décide de partir sur les traces de l'icône pop pour percer son mystère, dans un road movie mêlant glamour, cheeseburger et vernis à ongles.
"Elise Costa fait défiler avec un sens détonnant de la formule tous ces contrastes légendaires entre sudiste et wasp, puritanisme et culture trash. (...) Costa récupère un genre littéraire (l’essai sur le rock sentimental et érudit) trusté jusqu’alors par Nick Hornby, Rob Sheffield et consorts, pour s’ériger en geekette de la pop millénaire." LES INROCKS. Lire l'article en entier.
"Ce road trip à travers l'Amérique devient le roman d'une génération pour qui Britney est plus un symptôme qu'une idole. Malin et drôle." GQ
"Qu'on l'aime ou pas, on se régale de ce road movie; Costa ou le retour du gonzo. Épatant." VSD
"On saura tout des turpitudes de la popstar née du club Mickey, on découvre surtout un écrivain hors norme, attachant et totalement affranchi de la lourdeur et du sérieux qui poissent trop souvent l'écriture rock en nos terres". Etienne Greib - Magic.
"Pour élucider la vie de cette touchante girl next door, il manquait un livre qui ne soit pas une bio complaisante. Avec la publication de ce road-movie gonzo vraiment inspiré c'est enfin chose faite." Voici
"Elise Costa n'élucide pas complètement le mystère Spears, mais elle nous parle très bien de nous". Envy
Egalement disponible en application Iphone sur l'Appstore, pour la modique somme de 3.99€.
Extrait
1.
Quand je compris ce qui était en train de m’arriver, il restait une dizaine de miles et trente-cinq minutes avant que le concert de Britney Spears ne commence. Mon GPS venait de me lâcher, sans sommation, fumée, ni bruit strident. La seule chose visible aux alentours était les émanations qui s’élevaient du bitume calciné par des années de soleil insomniaque. Il était hors de question que je me mette à lever du pouce sur cette route. C’était la Californie, bordel ! Est-ce que vous savez combien de tueurs en série ont trouvé leurs victimes sur les chemins déserts californiens ? C’est une terre d’esprits chaotiques et de vautours dégénérés nourris aux drogues récréatives.
Les voitures – quand il ne s’agissait pas de camions rutilants de vingt tonnes – ne se dirigeaient de toute façon que dans le sens opposé. Je balançai violemment le GPS sur la banquette arrière. J’aurais préféré ouvrir ma portière, l’écraser au sol et le piétiner de mon talon dans le goudron brûlant et les mégots en décomposition, mais je savais qu’ils me demanderaient le remboursement intégral de cette merde au retour de la location de voiture. Je me maudissais d’avoir placé ma confiance dans la technologie alors qu’une carte routière aurait fait l’affaire. Je sortis du véhicule, les papiers de l’assurance à la main, cette foutue assurance que le binoclard de l’agence m’avait conseillé de prendre et qui me coûtait plus de dix dollars par jour et en arrachai les pages une à une. Ma frustration libérée, je rallumai le moteur et démarrai sur les chapeaux de roues, le pot d’échappement crachant des particules de poussière blonde. Je n’avais pas sillonné la moitié de l’Amérique pour rester coincée dans cette pampa. Je n’avais pas bu des bières coupées à l’eau avec un punk new-yorkais et fait de la philosophie de comptoir au fin fond de la Louisiane pour ne pas être là quand Monsieur Loyal s’avancerait sur scène pour annoncer Ladies and Gentlemen… Miss Britney Spears ! Lire la suite